En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
Vue générale d’une parcelle de blé avec zones de rouille jaune en 2019 en  Poitou Charentes Messagerie Poitou-Charentes

Blés : bien positionner ses interventions

25 avril 2019

La pression des maladies foliaires sur céréales est variable suivant les secteurs (conditions pédoclimatiques) et les sensibilités variétales. Concernant les adventices, les parcelles peuvent être assez infestées.

Sur blé, la septoriose était globalement discrète dans la région jusqu’à maintenant, notamment sur variétés tolérantes mais les pluies annoncées cette semaine pourront sûrement permettre une certaine progression de la maladie. Les rouilles quant à elles sont présentes essentiellement sur variétés sensibles.

Prendre en compte le stade et la sensibilité variétale

Le premier traitement a généralement lieu entre 2 nœuds et dernière feuille pointante. Son poids dans la préservation du potentiel de rendement est relativement faible, avec un gain moyen de 0,8 q/ha en 2018 dans la région. Cette année, il pouvait être évité dans certaines situations :
- les situations qui ont subi la sécheresse (notamment le nord de la région Poitou-Charentes, hors limons),
- en cas d’implantation de variétés tolérantes à la septoriose et aux rouilles.

Actuellement, les stades des blés sont compris entre dernière feuille pointante (DFP) et dernière feuille étalée (DFE) pour la majorité des parcelles de la région. C’est donc le moment d’intervenir, en traitement unique ou en renouvellement, notamment si la pression a augmenté du fait de conditions climatiques favorables.

Quelques éléments d’aide à la décision :

• Parcelles à DFP :

- Sur variétés sensibles (note < 6), les symptômes de septoriose ont légèrement progressé depuis la semaine dernière et peuvent apparaitre sur la F4 définitive voire la pointe de la F3 définitive. Ces symptômes sont liés aux contaminations engendrées par les pluies variables suivant les secteurs de mi-mars à début avril mais restent discrets. Si la parcelle n’a pas encore été protégée, attendre si possible le stade DFE pour gérer la maladie afin que la totalité de la F1 soit protégée. Si cela n’est pas possible, envisagez d’intervenir une première fois en réduisant les doses, avant le renouvellement au moins une douzaine de jours plus tard. Lorsqu’une première intervention a déjà eu lieu, observez la progression de la maladie et attendez au moins le stade DFE avant le renouvellement.

- Sur variétés tolérantes (note > 6), les symptômes ne sont éventuellement présents que sur la F4 définitive. Les pluies annoncées cette semaine pourront néanmoins faire progresser la maladie. Dans la plupart des cas, il est possible d’attendre au moins le stade DFE avant de déclencher une intervention unique.

• Parcelles à DFE – gonflement : la protection pourra être réalisée sur variété sensible dès la semaine prochaine avec le retour du beau temps, à condition que les amplitudes thermiques restent faibles et en l’absence de gelées. Sur variété tolérante, il est envisageable d’attendre pour l’instant afin de gagner en persistance.

Attention à ne pas confondre les taches physiologiques avec la septoriose ! Ces taches sont des symptômes phytotoxiques exacerbés par des interventions chimiques et/ou du stress hydrique. Certaines variétés y sont plus sensibles que d’autres.

Le déclenchement d’une intervention doit impérativement être confirmé par l’observation et éventuellement l’utilisation d’outils d’aide à la décision (par exemple le Baromètre Maladies du blé).

Tableau 1 : Rappels sur les seuils de déclenchement

Dernière ligne droite pour les désherbages tardifs

Les désherbages de rattrapages réalisés entre février et avril n’ont pas toujours présenté d’efficacité pleinement satisfaisante. Actuellement, des adventices comme la folle avoine, le vulpin ou encore le ray-grass, non gérées jusqu’à maintenant, peuvent être très développées dans les parcelles de la région. Seule la folle avoine peut encore être gérée efficacement à l’aide d’antigraminées foliaires actuellement. Surveillez bien les stades limites d’utilisation des herbicides : certains délais avant récolte peuvent aller jusqu’au stade BBCH 39 (Dernière Feuille Etalée).

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10