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Parcelle de blé versée en Ile de France Messagerie Centre / Ile-de-France / Auvergne

Blé tendre : un risque verse plutôt faible à moyen cette année

21 mars 2019

Le blé tendre arrive à épi 1 cm, le point de repère pour estimer le risque de verse. Selon les premières prévisions, le nombre de situations à risque fort est réduit. Reste à surveiller l’évolution conditions climatiques en ce début montaison.

L’utilisation d’un régulateur n’est pas systématique, en particulier sur blé. Il existe aujourd’hui de nombreuses variétés à profil intéressant vis-à-vis du risque de verse. L’utilisation de telles variétés permet, même en situation agronomique à risque élevé, de contenir celui-ci.

Avant de choisir le régulateur ou son programme, il convient d’abord d’estimer le risque de verse et d’intervenir ensuite dans des conditions favorables.

Certains outils comme FARMSTAR® permettent d’estimer ce risque grâce à l’utilisation d’images satellites. En cas de non utilisation d’un tel service, il est possible d’estimer son risque verse avec une grille dédiée (tableau 1).

Tableau 1 : Grille de risque verse sur blé tendre

Tableau 2 : Classement des variétés de blé tendre selon leur sensibilité à la verse – Echelle 2018-2019

Pour connaître le classement d’autres variétés, consulter le site des fiches variétés.

Le risque est plutôt faible à moyen aujourd’hui dans notre région, en lien avec les niveaux de biomasses rencontrés (semis et/ou levées retardées par le temps sec de cet automne). Dans les situations où les reliquats de sortie hiver sont assez élevés, le risque est par contre accentué.

En complément de cette grille, il faut également tenir compte du climat entre le stade épi à 1 cm et le stade 1 nœud qui accentuera ou diminuera le risque de verse agronomique initial. Le temps ensoleillé annoncé au cours des 15 jours à venir (absence de pluie, bon ensoleillement et rayonnement) devrait limiter l’élongation des premiers entre-nœuds et donc, la verse pour les variétés en cours de montaison. Il conviendra d’en tenir compte pour un rattrapage ou l’ajustement de la dose.

L’irrigation tardive est un facteur qui augmente le risque. Les parcelles qui sont susceptibles d’être irriguées après floraison (blé améliorant en petites terres…) devront être régulées plus fortement.

Adapter la stratégie régulateurs au risque estimé

Les régulateurs de croissance agissent sur l’élongation des cellules de la tige, pour aboutir à des entre-nœuds plus courts ou à des parois plus épaisses et donc à des tiges plus solides.
Voici quelques propositions de programmes qui s’appuient sur des produits connus et couvrent l’ensemble de la gamme de risques que l’on est susceptible de rencontrer dans notre région.

Le risque est parfois nul : une variété résistante semée en argilo-calcaire séchant à date de semis et densité optimales n’a, en effet, que très peu de chances de verser pour des causes physiologiques. Dans ce cas, il est possible de faire l’impasse sur le régulateur. Quand le risque est jugé faible à moyen, un seul passage est suffisant.

L’option la plus pratique pour passer à un degré de protection supérieur consiste à compléter cette intervention par un second passage. Effectué courant montaison avec un anti-gibbérellique, ce complément conduira à un programme à fort effet raccourcisseur.

Il ne faut pas oublier que même le plus performant des programmes peut être mis en défaut par des conditions de fin de cycle très difficiles (orages…).

Tableau 3 : Stratégies de lutte contre la verse sur blé tendre 2019

Intervenir en conditions d’application optimales

Pour accroître l’efficacité et limiter la phytotoxicité, les applications sont à réaliser sur des cultures en bon état (indemnes de viroses, alimentées correctement en eau et azote) et, si possible, dans des conditions climatiques favorables : temps poussant, lumineux et sans forte amplitude thermique (écarts inférieurs à 15 à 20 °C).

Il est nécessaire de tenir compte des conditions climatiques le jour de l’application mais aussi durant les 3 à 5 jours suivants celle-ci.

Tableau 4 : Conditions de températures requises pour l’emploi des substances de croissance

Exemple de lecture : pour une application à base de chlorméquat de chlorure, il faut que la température minimale enregistrée le jour du traitement soit supérieure à –1°C et qu’elle atteigne au moins +10°C. Dans les 3 jours suivants, une température maxi supérieure à 10°C est favorable.
En cas de mélanges avec d’autres produits, vérifier que vous respectez la réglementation et la compatibilité de votre mélange. Certains antagonismes ont pu s’observer.

Retrouver tous nos conseils régulateurs dans le guide Choisir & Décider régional.

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