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Tache de septoriose sur une feuille de blé tendre en avril 2020, en Poitou-Charentes Messagerie Poitou-Charentes

Blé tendre : quelle stratégie fongicide en cas de septoriose ?

09 avril 2020

A partir du stade 2 nœuds, les blés deviennent sensibles à la septoriose. C’est donc le cas des semis d’octobre, qu’il faut surveiller de près. Le T1 ne presse pas, mais il faut rester vigilant quant à l’évolution de la pluviométrie et des symptômes.

Le modèle Septo-LIS®, permet, sur une parcelle donnée, de prédire l’évolution de la maladie en fonction de la météo et du développement de la culture.

Tableau 1 : préconisations Septo-LIS® dans différentes situations en Poitou-Charentes (calcul du 07/04/2020) pour deux variétés de blé avec une sensibilité différente à la septoriose

De manière générale, la période de sec depuis mi-mars a permis aux cultures de se développer sans que les nouvelles feuilles émises soient contaminées. En effet, la septoriose se propage des feuilles du bas vers celles du haut par l’effet de la pluie qui « éclabousse » : c’est l’effet splash. A la faveur des petites pluies de ce week-end, les contaminations devraient légèrement progresser, sans pour autant atteindre le seuil d’intervention dans toutes les situations. L’observation des parcelles est recommandée, en commençant par les variétés les plus sensibles de la sole, selon la méthode expliquée dans l’article « Céréales : comment bien repérer les étages foliaires pendant la montaison ? ».

Pour les variétés les plus tolérantes, bien que l’on puisse souvent observer des symptômes sur les feuilles du bas, le risque est, dans la plupart des cas, encore mineur.

Septoriose : doit-on attendre dernière feuille étalée pour le T1 ?

Protéger les trois dernières feuilles est une des clés de réussite de la protection des blés vis-à-vis de la septoriose. Plusieurs stratégies sont possibles, et le moment de prendre une décision approche.

En parallèle de la pression à l’instant T, Septo-LIS® prédit une date de premier traitement fongicide vis-à-vis de la septoriose pour une situation agro-climatique donnée, date classique pour cette année. Par exemple, sur la Station ARVALIS du Magneraud (17), pour une date de semis du 25-30 octobre :
• Pour une variété précoce plutôt sensible à la septoriose (type Oregrain) : traitement autour du 15-16 avril, soit une petite semaine avant le stade dernière feuille étalée (DFE).
• Pour une variété précoce plutôt tolérante à la septoriose (type RGT Cesario) : traitement autour du 20-22 avril, soit à DFE.

Dans de nombreuses situations, cela signifie que, cette année, les variétés tolérantes et moyennement sensibles à la septoriose peuvent se passer d’une intervention dite T1 et on peut s’orienter vers une intervention unique calée sur la DFE.

Retrouvez toutes les préconisations selon ses différentes situations dans le guide Choisir & Décider – interventions de printemps 2020.

• Pour les situations plus tardives : les semis de novembre ont rattrapé une bonne partie de leur retard. Il convient d’avoir le même raisonnement que les semis d’octobre, en prenant en compte le décalage de stades restant. Pour les semis de décembre ou plus tard, pas d’urgence dans tous les cas, d’autant plus, bien sûr, si la variété est tolérante à la septoriose.

Dans ce contexte et au regard de ces prévisions, on pourra envisager d’alléger le premier traitement, l’intervalle entre le premier traitement et le traitement à dernière feuille étalée pouvant être plus court, ou bien de ne protéger qu’à partir de dernière feuille étalée, avec un programme adapté et économiser ainsi un passage

Pour affiner le diagnostic, vous pouvez tester gratuitement Septo-LIS® sur une parcelle personnalisable sur votre secteur. D’autres préconisations maladies sont disponibles dans de nombreuses offres de service OAD.

Pour affiner la tactique, il faudra être attentif :
- à la pluviométrie à venir, facteur de risque de développement de la septoriose, d’autant plus que les prévisions pour la prochaine semaine sont imprécises, ce qui pourrait au passage modifier les recommandations des modèles.
- à l’observation de symptômes de la maladie sur les feuilles, comme précisé ci-dessus (en commençant par les variétés les plus sensibles de la sole).

Le bulletin de Santé du Végétal permet d’avoir une vision globale régionale de la pression.

Rouille jaune : quelques cas recensés dans la région

Le retour de l’humidité et les températures restant relativement fraîches, la rouille jaune peut ou pourrait faire son apparition. D’après le BSV, elle est observée dans quelques parcelles hors du réseau sur variétés sensibles.

En cas de foyer actif avéré, le déclenchement d’un traitement spécifique peut se justifier, avec un triazole efficace (tébuconazole, metconazole, bromuconazole) ou une strobilurine.

Covid-19 : les équipes d’ARVALIS restent mobilisées et connectées
L’épidémie ne nous fait pas oublier que la campagne agricole se poursuit avec ses aléas, en particulier cette année où les conditions de cultures sont très compliquées. En ces temps de confinement et de difficultés d’accéder facilement aux parcelles, lors de vos tours de plaine et observations, n’hésitez pas à nous faire remonter tous les problèmes observés en culture et/ou questions de conjoncture via nos mails. Nous prendrons le temps d’y répondre et/ou en mutualisant les retours avec un message dédié toujours dans le souci d’accompagner au mieux les producteurs.

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