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Pilotage azote en 2016 Stratégies de fertilisation azotée

Blé tendre : les enseignements de la campagne 2015

17 décembre 2015

Avec de bonnes surprises en rendement et des déceptions sur la teneur en protéines, la récolte 2015 de blé tendre soulève de nombreuses interrogations, notamment sur le pilotage de la fertilisation azotée. Mais cette campagne très atypique ne doit pas remettre en cause les stratégies d’apports des engrais.

Le nouveau record de rendement moyen national pour le blé tendre, établi à 79 q/ha en 2015, s’accompagne d’une teneur en protéines de 11 %. Cette situation moyenne cache une diversité de contextes et notamment des teneurs en protéines parfois décevantes au regard des efforts de conduite réalisés sur le terrain.

Le déploiement des outils de pilotage de la fertilisation azotée a en effet connu un succès sans précédent en 2015 puisqu’il a dépassé pour la première fois le million d’hectares, principalement sur blé tendre.


Au sommaire :
• Comment expliquer des taux de protéines parfois décevants ?
• Les outils de pilotage sont-ils en cause ?
• Faut-il changer de stratégie en 2016 ?
• Quelles sont les voies de progrès ?

Comment expliquer des taux de protéines parfois décevants ?

Le scénario climatique très particulier de cette campagne a conduit à la mise en place d’un très bon potentiel de rendement avant la rupture brutale de la nutrition azotée pendant le remplissage des grains.

La teneur en protéines a donc été victime d’un premier effet de « dilution » dans de nombreuses régions, les rendements exceptionnellement hauts conduisant à une dilution des protéines dans le grain.

Cependant, le scénario de constitution des protéines dans le grain a commencé à se dessiner dès la montaison, avec une certaine difficulté à trouver des créneaux favorables à l’absorption de l’engrais azoté. Rappelons qu’il faut au moins 15 mm de pluie cumulée dans les 15 jours pour que les conditions d’absorption soient satisfaisantes. Ces conditions n’ont été rencontrées qu’à trois périodes du printemps : fin février, fin mars et fin avril. Ainsi, les dates d’apport peuvent expliquer à elles seules des teneurs en protéines différentes obtenues dans une même région et un même type de sol.

Enfin, le stress hydrique de fin de cycle, très intense, a limité, dans les sols à faible réserve, l’absorption tardive d’azote dont on sait que le transfert vers le grain est en général efficace.

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Les outils de pilotage sont-ils en cause ?

Certaines contre-performances en protéines ont parfois été attribuées aux outils de pilotage de l’azote. C’est un sentiment qui est démenti par la statistique du pilotage Farmstar qui concerne plus de 50 000 parcelles en 2015. Dans 60 % des cas, l’outil a conseillé au final une dose supérieure à la dose initiale calculée, et dans 5 % des cas seulement une dose inférieure. D’autres outils comme JUBIL, Yara N-Tester… sont tout à fait valables pour piloter la fertilisation azotée.

Cette année, le défaut d’absorption d’azote ne s’est pas manifesté avant la floraison, comme c’est souvent le cas, mais bien en post-floraison. Ce scénario, très rare, est imprévisible et en dehors du champ d’utilisation des outils de pilotage. D’autre part rapporter de l’azote à ce stade n’aurait servi à rien puisque le stress hydrique persistant a bloqué l’absorption.

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Faut-il changer de stratégie en 2016 ?

Toutes les années sont particulières mais, 8 fois sur 10, la période de fin avril à début mai offre le plus de conditions favorables à l’absorption des apports d’azote. Il est donc logique et très souvent payant de peser sur le rendement et la teneur en protéine avec un ou deux apports tardifs. Le pilotage de la fertilisation azotée reste le meilleur moyen de calibrer et de positionner le troisième apport d’azote. Il serait donc hasardeux et contre-productif de se baser sur une campagne atypique comme 2014/2015 pour gérer sa fertilisation azotée.

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Quelles sont les voies de progrès ?

D’abord, continuer le développement des outils de pilotage de la fertilisation azotée car ce sont les seuls leviers qui permettent d’ajuster en cours de culture le niveau des apports d’engrais. En revanche, il faut suivre les recommandations générales de fractionnement pour placer ces outils dans les meilleures conditions de fonctionnement : un premier apport d’azote faible autour de 40-50 kg N/ha, la mise en réserve de 40 kg N/ha au deuxième apport et un apport de complément pas trop tôt, avant épiaison.

Des travaux de recherche sont actuellement conduits pour évaluer le besoin du blé tendre en fonction d’un double objectif : rendement et protéines, comme c’est déjà le cas sur blé dur. A plus long terme, l’identification de gènes impliqués dans l’élaboration du taux de protéines permettra de sélectionner des variétés productives mais aussi à haut potentiel en protéines.

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8 commentaires 21 décembre 2015 par PRUNIER

bien malin celui qui a proteine et rendement!!!!!

21 décembre 2015 par PRUNIER

il y a longtemps que le conseilé n'est pas le payeur

20 décembre 2015 par BUARD

par chez moi l'apport dfe est souvent préjudiciable au rendement et pas concluant sur proteine. l'une des stratégies qui donne les deux est encadrement epis 1 cm pour le solde à 2noeuds pour esquivé les coup de chaud fin de cycle. j'arrive a respecter aussi les max 170unités car je suis en zones vulnérables. et vu la conjoncture a bas les outils de pilotage trop honereux à savoir en zone coteau lessivage en mai 10.7proteine et le reste strategie epi1cm 2noeuds 11.3 à13.4 de proteines obtenu cette année

19 décembre 2015 par MINIER

Il existe aussi d'autres outils interessant pour le pilotage en fin de cycle et moins onéreux quant on sait que le retour sur la protéine n'est pas toujours assuré

19 décembre 2015 par FOURNIER

bonjour pour moi la protéine on l' obtient dé le semis en implantent une variété riche en protéine j'ai eu le cas cette année

19 décembre 2015 par GAUTIER

bonjour vous parlez très bien!! moi agriculteur j'aime mon métier depuis des années j'essai de faire de la protéine, mais je constate que ma micro région m'en empêche alors pourquoi s'acharner. nous mettre des bâtons dans les roues tous les jours et notamment avec le hadberg .l'an dernier j'avais de la protéine mais pas de hadberg ,mon blé est parti aux poules et j'ai investi 7000 euros d'engrais pour rien. alors? ''les êtres et les choses sont crées et mis au monde non pour la production mais pour la beauté''

19 décembre 2015 par GAUTIER

bonjour vous parlez très bien!! moi agriculteur j'aime mon métier depuis des années j'essai de faire de la protéine, mais je constate que ma micro région m'en empêche alors pourquoi s'acharner. nous mettre des bâtons dans les roues tous les jours et notamment avec le hadberg .l'an dernier j'avais de la protéine mais pas de hadberg ,mon blé est parti aux poules et j'ai investi 7000 euros d'engrais pour rien. alors? ''les êtres et les choses sont crées et mis au monde non pour la production mais pour la beauté''

19 décembre 2015 par MARTIN

Pour ma part,je pense que Farmstar n'a pas été à la hauteur: objectif 75qx(2eme blé),dose prévu 204u mise en réserve 40u. j'ai donc épandu 164u et farmstar m'a conseillé début mai seulement 10u (apport en modulation intra parcellaire) 30 mm d'eau on été apporté début juin Résultat: 77qx et 9.5 de protéine

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