En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
un pivot dans une parcelle de blé tendre pour une dernière irrigation autour du stade épiaison en mai 2021 en Auvergne Messagerie Auvergne

Blé tendre : faut-il irriguer une dernière fois ?

27 mai 2021

Face aux prévisions de pluies peu significatives, un dernier tour d’eau peut être envisagé dans certaines parcelles de blé, à certaines conditions.

La décision de l’arrêt de l’irrigation doit être prise en fonction du stade de la parcelle et si possible, d’un outil d’aide à la décision ou du suivi de sondes tensiométriques (méthode IRRINOV®).

La comparaison de bilans hydriques donne quelques repères pour les situations plutôt moyennes à tardives qui peuvent encore être concernées. La question d’une irrigation tardive se pose actuellement surtout dans les parcelles de Limagne qui n’ont pas été irriguées depuis début mai.

En Forterre, le déficit en eau est moindre et on est dans la réserve facilement utilisable dans les limons sableux de Sologne pour les parcelles qui ont déjà reçu au moins 30 mm d’eau d’irrigation.

Figure 1 : Exemple de bilan hydrique en Limagne Nord (argilo-calcaire profond) pour une variété semi-précoce, semée le 25 octobre, qui a reçu deux tours d’eau de 20 mm le 25 avril et le 5 mai 2021 (Modèle IrréLIS® - consultation le 25/05/2021)

Rappelons qu’un dernier passage peut se justifier dans un maximum de 15 jours après l’épiaison en sols profonds et dans un maximum de 20 jours après l’épiaison en sols superficiels. Si les précipitations restent faibles, l’enjeu est autour de 5 q/ha ; mais en cas de retour de la pluie, étant donné le stade avancé des blés, le passage tardif ne sera pas valorisé.

De plus, dans les sols sensibles à la prise en masse, les apports tardifs, surtout s’ils sont suivis d’orages, peuvent accroître les impacts de la récolte sur la structure du sol.

A noter enfin qu’avec un tour d’eau tardif, le risque de développement de fusarium responsables de la production de mycotoxines (DON) est accru si l’apport d’eau a lieu entre 7 jours avant la floraison et 7 jours après.

Retrouvez la grille de risque d’accumulation de DON dans le guide régional de préconisations Choisir & décider – Interventions de printemps 2021.

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10