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Irrigation du blé au stade épi 1 cm en région Occitanie Messagerie Ouest Occitanie

Blé tendre : faut-il déjà irriguer ?

21 mars 2019

Les besoins en eau du blé augmentent rapidement à partir du début de la montaison et jusqu'à la sortie de la dernière feuille. Ils diminuent progressivement à partir du stade pâteux. Quand démarrer le premier tour d'eau ?

A partir du stade épi 1 cm, bien que le blé entre dans sa phase de grande consommation d’eau, c'est son alimentation en azote qui prime. Celle-ci peut être pénalisée lorsque l’azote apporté par l’engrais ne peut être mis à disposition des racines en raison d’absence de pluie pendant plusieurs semaines après l’épandage. C’est le cas dans une grande partie de la région puisque les dernières pluies significatives datent du 12 février 2019. L’irrigation permettra de limiter le risque de carence azotée début montaison (perte de talles non récupérable).

Carte 1 : cumul de pluie (mm) du 15 février au 15 mars 2019

De nombreux essais réalisés par ARVALIS ont montré qu’il est nécessaire d’avoir au moins 15 mm de pluie dans les 15 à 20 jours qui suivent un apport d’azote pour que la culture puisse maintenir un niveau d’alimentation azotée qui ne pénalise pas significativement le rendement. C’est le premier élément à prendre en compte pour décider du démarrage de l’irrigation.

Règle de décision : si la pluie cumulée depuis l’apport d’azote jusqu’à 15 à 20 jours (selon le type de sol) après stade épi 1 cm est inférieure à 15 mm avec une fourniture en azote faible (blé peu poussant) => une irrigation de 20 mm est préconisée pour l’azote.

Attention au risque d’irrigation trop précoce

L’irrigation courant montaison ne doit être mise en œuvre que si la composante densité d’épis risque d’être limitante. En effet, une irrigation trop précoce et abondante conduit à un appareil végétatif exubérant, ce qui se traduit par une augmentation de la transpiration. Par conséquent, l’irrigation devra être plus soutenue par la suite pour répondre aux besoins en eau plus élevés de la plante. Les niveaux de croissance et de composantes de rendement sont souvent excédentaires en début de montaison. Ainsi, un déficit de consommation de 40 mm pendant la phase de montaison est considéré comme acceptable sous réserve que le peuplement épi soit suffisant, et qu’il n’y ait pas de carence en azote.

Une irrigation précoce se révèle être très productive lorsqu’elle permet de lever une carence azotée induite par une mauvaise valorisation des engrais. Les céréales semées tardivement et celles ayant des problèmes de carences induites par la sécheresse sont à privilégier pour l’irrigation montaison.

Figures 1 à 3 : Evolutions de la réserve en eau pour des semis de blé tendre au 26 octobre 2018 pour les stations météo de : 
• Auch (32)


• En Crambade (31)


• Montans (81)

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2 commentaires 22 mars 2019 par BOUAS

Pour répondre à la question suivante : Pour du blé améliorant qui est aujourd'hui à 2 nœud, faut-il pas attendre le stade DFE pour faire l'apport qualité et du coup positionne une irrigation juste après l'apport ? Les apports "qualité" sur des BAF doivent être positionné de préférence vers le stade Gonflement. Ce stade est idéal pour valoriser une irrigation. Si vos blés ne sont pas en manque d'eau actuellement, vous pouvez attendre en effet le stade "apport qualité" pour valoriser au mieux ce dernier apport.

22 mars 2019 par SERIN

Bonjour pour du blé améliorant qui est aujourd'hui à 2 noeud faut-il pas attendre le stade DFE pour faire lappport qualite et du coup positionne une irrigation juste après l'apport

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