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Blé dur vs blé tendre Messagerie Méditerranée

Blé dur, blé tendre ou orge : quelle espèce semer en 2020 ?

24 septembre 2020

Comme chaque année, se pose la question de l’intérêt économique du blé tendre et de l’orge par rapport au blé dur. Voici quelques éléments clefs à connaître pour décider.

Après une augmentation des prix jusqu’au mois de juillet (300 euros/t à la mi-juillet), le prix du blé dur a chuté d’une quarantaine d’euros en l’espace de 2 mois (figure 1).

Quant aux prix du blé tendre et de l’orge, ils sont en légère hausse.

Figure 1 : Evolution des Cours des céréales à paille depuis 3 ans

(Source FranceAgrimer)



Le tableau 1 récapitule le rapport de prix entre chaque culture.

Tableau 1 : Rapport de prix entre espèces de céréales à paille calculé à partir de prix payé agriculteur depuis 2010

A partir de la marge brute de chaque céréale, le blé dur est plus rentable qu’un blé tendre meunier lorsque le rapport de prix blé dur/blé meunier est supérieur à 1,3 ; lorsque ce rapport est inférieur à 1,25 → avantage au blé tendre.

Entre blé dur et orge, un rapport de prix supérieur à 1.32 donne l’avantage au blé dur (inférieur à 1,28, l’orge devient plus rentable).

Ces rapports de prix sont à l’avantage du blé dur 6 ans sur 10 si l’on compare avec le blé tendre et 8 ans sur 10 comparé à l’orge.

En 2020, la qualité du blé dur est bonne. Mis à part des problèmes de poids spécifiques (PS), les taux de protéines sont bons et ceux de mycotoxines faibles. Il y aura peu de réfactions.

Au vu des prix actuels, il est plus rentable de faire du blé dur que du blé tendre, surtout dans les milieux à potentiel élevé (50 q/ha et plus). Sur des potentiels plus faibles (20 à 40 q/ha), les deux cultures sont sur le même niveau de marge brute. L’orge est en retrait que cela soit par rapport au blé dur ou au blé tendre.

Si les deux cultures sont maîtrisées techniquement, varier son assolement sur des potentiels plus faibles afin de limiter les risques est justifiable.

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