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Miniature ACI choix des variétés Blé tendre

Bien raisonner le choix des variétés

18 septembre 2014

Véritable clé de voûte de tout itinéraire technique, le choix d'une variété répond à un savant compromis entre productivité, résistance aux stress et qualité. Quelques principes existent pour faciliter ce choix afin d’exprimer au mieux les performances des variétés.

Les quelques 300 variétés de blé tendre inscrites au catalogue officiel français, et la trentaine de variétés qui l’enrichit annuellement, offrent un éventail de choix pour répondre à la multiplicité des terroirs français et des débouchés.

Un compromis est à trouver entre précocité, rendement, qualité et résistances aux facteurs limitants. La productivité et sa régularité, qui s’analysent en fonction des résultats d’essais pluriannuels, est le premier élément de réflexion mais il ne peut pas être envisagé seul.

Tenir compte du contexte local

Le choix de variétés se raisonne, en deuxième lieu, selon les contraintes du milieu. Elles sont fonction du climat, du type de sol, de sa profondeur, de sa réserve utile, ainsi que du précédent qui conditionne aussi les dates de semis. De ces paramètres dépendent les risques de gel, d’échaudage ou de stress hydrique. Ils s’analysent en adaptant le rythme de développement des variétés, ce qui passe par le choix de leur précocité.

Une variété tardive à l’épiaison, donc à cycle long, permet, par exemple, d’augmenter le potentiel en profitant de l’offre climatique grâce à l’allongement du cycle de végétation. Ce choix est judicieux en sols profonds et sous des climats plus tempérés.

En semis précoce, une variété tardive à montaison, photosensible, diminue les risques de gel d’épi. En milieu difficile, la précocité à épiaison permet d’éviter les conditions échaudantes de fin de cycle. Elle est incontournable dans les régions à sols superficiels ou sous les climats du sud de l’Hexagone. Dans les cas particuliers de semis très tardifs, derrière des précédents betteraves par exemple, ou dans les cas de rattrapage, l’alternativité de la variété, c’est-à-dire son besoin en froid pour acquérir sa capacité à épier, devient un élément restrictif du choix.

Dans la mesure où ces éléments sont intégrés dans la prise de décision, diversifier les précocités de sa sole est un moyen de limiter les effets des aléas climatiques tant en matière de risques de maladies que de stress.

Valoriser les potentiels de résistance

Le troisième axe du choix est celui du comportement des variétés face aux bio-agresseurs. Il dépend du climat, de la parcelle mais également du système de culture. Il s’agit de prioriser certaines résistances contre la verse ou les maladies, en tenant compte des interactions entre l’itinéraire technique prévu et le type de variété.

Ainsi, l’intérêt de la tolérance à la verse, souvent plus utile dans les zones à fort potentiel, dépend du choix de l’exploitant d’appliquer ou non un régulateur ou de limiter sa densité de semis. Si celle-ci est forte, si les tiges en sortie d’hiver sont nombreuses et dans le cas d’une importante réserve utile associée à des reliquats d’azote élevés, la tolérance à la verse a de l’importance.

De la même façon, en cas de risque élevé de fusariose des épis, derrière un maïs ou un sorgho grain sans labour par exemple, seules les variétés les plus résistantes (notes de sensibilité à l’accumulation de mycotoxines supérieure ou égale 5,5) sont préconisées.

Répondre aux attentes des marchés

Dernier élément de l’analyse : les critères de qualité, indispensables pour assurer ses débouchés. Pour la boulangerie et la meunerie, la classe de qualité est également importante, ainsi que le poids spécifique et des teneurs en protéines élevées.

Dans les régions d’élevage, la prise en compte des débouchés s’élargit à la production de paille. Les éleveurs privilégient alors les variétés à bonne hauteur de tige et à bonne capacité de tallage.

La hiérarchie des contraintes et des objectifs doit être établie à l’échelle de l’exploitation et de la parcelle pour choisir les variétés les plus appropriées et diversifier la gamme. Il est recommandé de cultiver trois à quatre variétés en introduisant des variétés récentes qui apportent du progrès génétique.

Six grands milieux caractérisés par 5 facteurs limitants abiotiques

En 2012, Arvalis-Institut du végétal a établi une classification des différents types de milieux de production du blé tendre en France. Elle repose sur l’offre climatique et les facteurs qui affectent les rendements tels que le gel hivernal, les stress de fin de cycle ou la nuisibilité des maladies.


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Cet article est issu de l’édition de juin 2014 d’ARVALIS-CETIOM Infos.

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3 commentaires 22 septembre 2014 par ARVALIS

Bonjour, un outil d'aide à la décision de ce type est en cours d'élaboration par les équipes de l'institut. Restant à votre écoute

21 septembre 2014 par GREHAN

trés bonne idée

21 septembre 2014 par CLOGENSON

Il serai bien que vous nous fassiez un logiciel pour choisir les variétées en fonction de plusieurs de critère dont nous aurions le libre choix

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