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Epandange d'un engrais potassique sur un sol labouré Fertilisation

Bien choisir la modalité d'apport des engrais PK

03 octobre 2013

Deux facteurs principaux doivent être pris en compte pour choisir la meilleure modalité d’apport des engrais phosphatés et potassiques : la teneur du sol en ces éléments, et le niveau d’exigence de la culture en place. Une attention particulière doit être accordée aux sols faiblement pourvus en phosphore et potassium.

Plusieurs questions se posent au moment de l’élaboration du plan de fumure phosphatée et potassique. Dois-je apporter toute la dose de phosphate ou de potasse en tête de rotation ou vaut-il mieux l’apporter annuellement ? A quelle période de l’année dois-je l’apporter ? Quel est l’intérêt de la fertilisation localisé ? Pour répondre à ces questions, il faut tenir compte notamment de la teneur du sol en phosphore et potassium et du niveau d’exigence de la culture en place.

Apport annuel obligatoire pour les sols faiblement pourvus

Le blocage de la fumure pour plusieurs années permet de réduire le nombre de passages. Cette pratique est souvent possible. Il faut dans ce cas privilégier l’espèce la plus exigeante de la rotation car c’est elle qui valorise le mieux des doses élevées. Cependant, il faut veiller à ne pas dépasser deux ans entre deux apports successifs. Sinon, le risque de baisse de disponibilité du P ou du K apporté augmente pour les cultures placées en fin de rotation. Par contre, cette pratique de blocage de la fumure est totalement déconseillée dans le cas de sols faiblement pourvus. On définit un sol faiblement pourvu lorsque la teneur à l’analyse est inférieure au seuil « Trenforcé » de la culture. Dans ce cas, un apport annuel est la seule solution pour maintenir un niveau de disponibilité suffisant dans le sol pour la plante et pour éviter toute chute de rendement.

Choisir les formes solubles dans l’eau

Dans les situations de sol correctement ou très bien pourvu, le choix de la date d’apport n’est pas réglé par des contraintes agronomiques. Ce sont surtout des contraintes d’organisation du travail sur l’exploitation qui vont primer. Parmi le choix des formes d’engrais potassiques, toutes les formes ont une efficacité équivalente, la seule contrainte concerne le prix et le choix de l’élément accompagnateur (chlorure ou sulfate). Pour les engrais phosphatés, il faut veiller à utiliser de façon privilégiée les formes les plus solubles dans l’eau (phosphate d’ammoniaque, superphosphate) ; elles pourront en particulier être apportées en cours de végétation sur les cultures d’hiver. Les engrais à base de phosphates naturels sont totalement à déconseiller dans toutes les situations. En sol faiblement pourvu, l’apport doit être réalisé le plus près possible du semis. En effet, c’est aux stades précoces que les carences sont les plus préjudiciables aux rendements. Sur céréales d’hiver, l’apport de P2O5 ou K2O peut se concevoir en couverture sur sol faiblement pourvu à condition qu’il soit réalisé au plus tard début tallage (stade 3 feuilles).

Connaître la composition des engrais en vracSeuls les sacs de 50 kg portent sur l’emballage l’ensemble des caractéristiques du produit identifiant l’origine du P2O5 acheté. En cas de livraison en vrac, il faut demander le bon d’accompagnement qui doit comporter l’ensemble des caractéristiques du produit, tout comme l’étiquette et comme précisé dans la réglementation.

Localiser la fertilisation phosphatée sur maïs

Sur maïs, l’apport en localisé de l’engrais phosphaté a pour effet d’accélérer la croissance des jeunes plantes. Cette pratique est conseillée notamment dans les parcelles où le sol est froid au moment du semis ou dans le cas d’un parasitisme tellurique abondant qui altère inévitablement l’alimentation minérale des jeunes plantes. Ainsi, même en sol correctement pourvu, un apport en localisation sur maïs peut procurer un gain de rendement et un gain de 1 % d’humidité à la récolte en grains.

L’intérêt de la localisation des engrais ne se limite pas seulement au maïs et au phosphore. Des effets analogues ont été observés sur féverole, soja, sorgho, et tournesol, qui ont en commun avec le maïs d’être semés en rangs très espacés. Les céréales d’hiver, quant à elles, paraissent ne pas valoriser une localisation au semis par rapport à un apport en plein. De plus, il faut signaler que ce mode de placement de l’engrais limite les risques de transferts des phosphates vers les nappes ou les cours d’eau par ruissellement.

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1 commentaires 24 janvier 2015 par PESCHEUX

J'aimerai avoir plus information sur les PK protégés pour les sols calcaires . Pouvez vous me contacter au 0612901010 Merci d'avance Franck PESCHEUX

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