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Apport d’azote sur blé tendre au stade début montaison en mars 2020 en Occitanie Messagerie Ouest Occitanie

Azote et céréales : modérer la dose de l’apport à épi 1 cm en semis tardif

12 mars 2020

L’apport d’azote à épi 1 cm permet de satisfaire les besoins élevés des blés qui débutent leur montaison. A ajuster en fonction de la situation de la parcelle.

La douceur constante depuis la fin de l’automne se traduit par une croissance et un développement rapide des céréales, quelles que soient les dates de semis. La plupart des parcelles ont reçu au moins un premier apport d’azote qui, grâce aux pluies récentes, est bien valorisé.

Au stade épi 1 cm, la culture démarre sa croissance et ses besoins azotés sont croissants. Une bonne identification du stade et une bonne valorisation de ces apports sont primordiales. L’intervention doit être pilotée en fonction de la date du premier apport et des pluies annoncées (un cumul de 15 mm de pluie dans les 15 jours est nécessaire à la bonne valorisation de l’engrais).

Avant toute intervention, il est indispensable d’attendre un bon ressuyage des sols pour ne pas dégrader leur structure, et de s’assurer que la parcelle a été bien désherbée. Dans un sol saturé d’eau, les plantes plus ou moins asphyxiées ne se développent pas. Leurs besoins en éléments minéraux sont très fortement réduits.

Quelle dose ?

La dose apportée au stade épi 1 cm correspond à la dose totale à laquelle on retranche la dose du premier apport et la dose réservée pour l’apport fin montaison.

Bien que les reliquats de sortie d'hiver soient modestes, les températures douces permettent un bon niveau de minéralisation et complètent efficacement les doses apportées au tallage. Ces conditions donnent de la souplesse pour programmer les prochains apports.

Pour les semis tardifs dont les enracinements sont moins performants, il faut éviter les apports trop importants. Des doses maximales par apport de 60 kg N/ha paraissent raisonnables.

Dans toutes les situations, il est préférable de mettre en réserve une petite part de la dose prévisionnelle qui permettra d’ajuster la dose finale aux conditions de montaison. Le recours à un outil de pilotage est très vivement recommandé, y compris pour les semis tardifs dont le potentiel est très incertain.

Figure 1 : Différents exemples de fractionnement d'azote envisageables selon les dates de semis et les doses prévisionnelles

Pourquoi fractionner ?

L’objectif du fractionnement de l’azote est de faire coïncider au mieux les apports avec les besoins de la culture.

Figure 2 : Azote absorbé par la plante selon le stade


Figure 3 : Résultats de différents fractionnements d'azote sur le rendement et les protéines (à doses identiques) - essais ARVALIS et partenaires régionaux

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