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Miniature syrphe Biodiversité

AuxiMOre : un projet de recherche pour mieux valoriser la faune auxiliaire

10 janvier 2014

Dans le cadre du projet AuxiMOre, la recherche et le développement agricole se mobilisent pour sensibiliser les agriculteurs à la faune auxiliaire. Engagé depuis 2012, ce projet devrait conduire à la mise au point d’outils de suivi et de diagnostic des auxiliaires en grandes cultures, disponibles dès 2015.

Les réglementations nationales et européennes limitent de plus en plus les utilisations de molécules insecticides, alors qu’il existe très peu de solutions alternatives en matière de protection des cultures. L’une des méthodes utilisées en serres et abris-froids, la lutte biologique, offre une protection très limitée en culture de plein champ : les auxiliaires relâchés ne trouvent pas d’habitat et de nourriture pour réaliser leur cycle biologique et finissent par se disperser.
Il advient donc aujourd’hui de trouver des techniques pour pallier l’utilisation de produits phytosanitaires, tout en restaurant la biodiversité des paysages agricoles. Ces objectifs ont été actés dans la stratégie nationale pour la biodiversité, adoptée en 2004 et actualisée en 2009 avec les mesures du Grenelle de l’environnement, et le projet Objectif Terres 2020 lancé par Michel Barnier en 2009.

Capitaliser sur les connaissances acquises

Dans ce cadre, le projet AuxiMOre a pour but de répondre à des objectifs identifiés comme prioritaires par le plan Ecophyto : capitaliser les connaissances agroécologiques sur le contrôle biologique des bioagresseurs à l’échelle des exploitations agricoles et des paysages de grandes cultures. Ces connaissances doivent ensuite être traduites en outils appropriables par le développement agricole et les agriculteurs.

AuxiMOre vise ainsi à apporter des réponses aux questions suivantes :
• Quel est l’état des connaissances fondamentales, appliquées et pratiquées de la lutte biologique intégrée par conservation à l’échelle des exploitations agricoles et des paysages de grandes cultures ?
• Comment sensibiliser et former les acteurs du développement agricole et agriculteurs à la faune auxiliaire, sa biologie et son écologie ?
• Quelles méthodes adaptées aux acteurs proposer et valider pour le suivi des auxiliaires ?
• Comment généraliser l’évaluation des systèmes de culture et des techniques associées sur la faune auxiliaire pour promouvoir ceux qui la favorisent ?

Pour répondre à ces questions, AuxiMOre s’attache à réaliser :
• une synthèse des connaissances de la recherche, du développement agricole et de la formation sur la faune auxiliaire ;
• des outils de connaissances, de suivi et de diagnostic ;
• des supports de formation, à destination des agriculteurs et des conseillers ;
• une plateforme web, articles scientifiques et de vulgarisation ;
• un colloque de restitution.

Un projet multipartenaires

Organisme chef de file du projet, la Chambre d’Agriculture de Picardie travaille en partenariat avec les connaissances et compétences :
• du développement, via les instituts techniques (ARVALIS - Institut du végétal, ACTA, CETIOM, ITB) et les Chambres d’agriculture (Charente Maritime, Deux-Sévres, APCA) ;
• de la recherche : UMR Nancy-Université-INRA Nancy-Colmar, Muséum National d’Histoire Naturelle – Département Ecologie et Gestion de la Biodiversité UMR 7204, Conservation des Espèces, Restauration et Suivi des Populations, CETU Innophyt ;
• de la formation : Bergerie Nationale et Lycées agricoles en lien avec la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité, Résolia ;
• des experts : Flor’Insectes, Agroof, Laboratoire d’EcoEntomologie, Syrphys.

Des protocoles de suivi simplifiés

ARVALIS - Institut du végétal contribue, avec le CETIOM et le Muséum National d’Histoire Naturelle, à l’animation de la tâche 2 d’AuxiMOre : « Outils de Suivis simplifiés ». Elle a pour but d’élaborer des protocoles simplifiés pour suivre les auxiliaires et les ravageurs en grandes cultures. Cela permettra, à terme, de mieux quantifier l’action des auxiliaires sur les ravageurs des cultures, en lien avec les pratiques et le paysage, mais aussi de diminuer l’utilisation des produits phytosanitaires en grandes cultures.

Plus précisément, la tâche 2 consiste à :
• établir des protocoles simplifiés de suivi des ravageurs et des auxiliaires ;
• tester ces protocoles à large échelle ;
• évaluer les premiers jeux de données obtenus.

Des suivis d’auxiliaires et de ravageurs ont notamment été mis en place en 2013 sur les stations de Boigneville (91) et Villarceaux (95).

A l'étude : la création d'un mini-site responsive

« Responsive », késako ? Il s'agit tout simplement d'un site internet qui s’adapte automatiquement à l’écran sur lequel on le consulte (ordinateur, tablette, smartphone). Ce site présentera un outil de sensibilisation simplifié pour initier à l'observation des ravageurs et des auxiliaires sur les parcelles de grandes cultures in situ, mais aussi des conseils pour la mise en place des protocoles et la réalisation des relevés.
Rendez-vous début 2014 pour tester la première version !

Pour en savoir plus

Depuis début avril, toutes les actualités du projet AuxiMOre sont publiées sur www.blog-auximore.fr. Vous pouvez vous y abonner pour recevoir les notifications de publications directement dans votre messagerie électronique : pour cela, il suffit d'indiquer votre courriel dans l'espace réservé à cet effet dans la colonne de gauche du blog et de cliquer sur « subscribe ».

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