En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
cicadelle sur une feuille de blé en 2019 dans le Centre Ile de France Auvergne Messagerie Centre / Ile-de-France / Auvergne

Attention, les cicadelles arrivent !

24 octobre 2019

Avec la douceur journalière, les premières cicadelles sont observées dans la plaine. Pour l'instant, le risque est globalement faible car la majorité des parcelles n'a pas encore levé. Mais avec les prévisions de ces prochains jours et le développement des cultures, la surveillance du ravageur est indispensable.

Point sur la situation actuelle

Parce qu’elles peuvent véhiculer le virus responsable de la maladie des pieds chétifs (WDV), les cicadelles Psamotettix alienus font partie des ravageurs placés sous haute surveillance chaque automne. Leur activité est étroitement liée aux températures et aux journées ensoleillées. Si ce dernier aspect n’est pas vraiment caractéristique du climat actuel, la douceur des jours passés a été particulièrement favorable à l’arrivée de cet insecte dans les parcelles. En Auvergne et dans le Centre, les premiers relevés de plaques engluées, utilisées pour repérer la dynamique des populations dans les Bulletins de Santé du Végétal, indiquent déjà d’importantes captures dans quelques parcelles (principalement dans l’Allier, le Cher et le Loiret).

Les situations les plus exposées sont celles :
- avec les levées les plus précoces,
- avec la présence de repousses de graminées sauvages dans les parcelles voisines,
- qui sont bien exposées au soleil ou dans des zones bien abritées (bordées de haies, de bois…)
- à proximité d’une parcelle dans laquelle il y a eu récemment un retournement des repousses (déplacement des cicadelles).

Les symptômes engendrés par les attaques de cicadelles sont visibles à la reprise de la végétation : pieds chétifs, avec un tallage parfois excessif, voire une disparition de plantes en cas d’attaques très précoces. Des stries jaunes nuancées de rouge le long des nervures sont également caractéristiques. Lors d’une attaque tardive (présence de moins de virus dans les plantes), il n’y a pas de nanisme mais les épis sont stériles. Les pertes de rendement varient beaucoup : de négligeables en cas de faibles infestations, elles peuvent atteindre 70% pour les cas les plus graves.

Pour le moment, ce sont les parcelles d’orge qui sont les plus exposées puisque tous les semis de blé ne sont pas encore terminés, voire n’ont pas encore débuté. Quelle que soit la culture, la majorité des surfaces emblavées n’a pas encore levé, ce qui permet d’esquiver temporairement le risque. En revanche, pour les céréales entre les stades pointant et 3 feuilles, le risque actuel est très élevé, d’autant plus si des individus sont déjà visibles. De plus, c’est pendant les stades les plus juvéniles que les dégâts peuvent être les plus importants.

Quelle évolution de la situation dans les jours à venir ?

Avec des prévisions de températures jusqu’à 20°C et quelques journées ensoleillées, les jours à venir vont certainement permettre d’étendre le nombre de parcelles concernées par ce ravageur et de favoriser le développement des populations. Les conditions resteront favorables au moins jusqu’au début de la semaine prochaine.

Alors que faire ?

La lutte contre les cicadelles passe avant tout par l’observation des parcelles, les plus à risque étant prioritaires. Des visites régulières et minutieuses des parcelles sont donc indispensables. Différents moyens sont possibles pour leur observation : balayage d’un rang de végétation avec une baguette pour observer les cicadelles qui s'envolent promptement devant soi, filet fauchoir, cuvette jaune à demi-enterrée remplie d'un mélange eau + mouillant (type teepol) ou plaques jaunes engluées à relever régulièrement (piégeage). Pour ce dernier piège, le seuil à avoir en tête pour décider d’une intervention est de 30 captures hebdomadaire.

Dès aujourd’hui, pour les parcelles déjà levées, il ne faut pas attendre pour aller les voir ! Si des populations sont déjà présentes en nombre, l’intervention doit être immédiate.

Pour les parcelles semées mais non levées, les visites devront commencer dès la levée des céréales, d’autant plus si les températures douces se maintiennent d’ici là.

En cas de levées hétérogènes sur une même parcelle, les seuils indicatifs cités plus haut restent les mêmes, et ne se basent évidemment que sur les plantes déjà présentes.

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10