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Sorgho

Attention au stress hydrique entre gonflement et épiaison

11 septembre 2017

Bien que le sorgho soit une culture moins exigeante en eau que le maïs, sa capacité d’adaptation au stress hydrique atteint des limites en cas de sécheresse estivale marquée. La période de sensibilité maximale au stress hydrique se situe entre le gonflement et l’épiaison. L’eau d’irrigation doit couvrir en priorité cette période.

Le sorgho est une des plantes cultivées les moins exigeantes en eau. Ses besoins totaux sont de l’ordre de 400 à 500 mm. En outre, grâce à son système racinaire performant, il est capable d’extraire et d’utiliser avec plus d’efficience l’eau du sol.

Cependant, la capacité d’adaptation du sorgho au stress hydrique a des limites lors de sécheresses estivales très marquées. Des différences de l’ordre de 40 q/ha ont été mesurées entre des cultures irriguées et des conduites en sec. L’irrigation est donc nécessaire pour régulariser les rendements et atteindre le potentiel des variétés.

Forte sensibilité au stress hydrique entre gonflement et floraison

La période la plus sensible au manque d’eau se situe à partir du gonflement jusqu’à la floraison. En cas de stress pendant cette période, la fertilité des panicules est systématiquement affectée. Avant cette période, c'est-à-dire du stade 8 feuilles jusqu’au gonflement, un besoin en eau non satisfait risque de perturber l’épiaison de certaines variétés et affectera la fertilité des panicules. La période de remplissage des grains est peu sensible.

Adapter sa stratégie d’irrigation au contexte de la parcelle

La stratégie d’irrigation est fonction de la disponibilité de l’eau, du matériel d’irrigation et des objectifs de l’exploitant.

Si l’objectif est de satisfaire avant tout les besoins en eau du maïs, du soja, ou de cultures spécialisées, le nombre de tours d’eau sur sorgho sera limité (entre 1 et 4 apports de 30-40 mm). Par conséquent, le rendement potentiel de la variété sera rarement atteint. La stratégie consiste alors à valoriser au maximum l’eau d’irrigation disponible en positionnant bien les tours d’eau. Plusieurs cas de figures sont envisageables en fonction de la quantité d’eau disponible :

► Si une seule irrigation est possible, réalisez le tour d’eau au stade gonflement ou 10 feuilles. S’il a plu plus de 20 mm dans les 10 jours précédents reportez l’irrigation au stade floraison.

► Si deux irrigations sont possibles, la stratégie dépend de la réserve utile des sols. Pour les sols moyens à profonds, il convient de réaliser le premier tour d’eau au stade gonflement, et le second au stade épiaison-floraison. Pour les sols superficiels, le déficit hydrique se fera ressentir plus tôt. Il faut donc avancer le 1er tour d’eau au stade 10 feuilles, et réaliser le 2e au stade gonflement. S’il a plu plus de 20 mm dans les 10 jours précédents, décalez l’apport.

► Avec trois irrigations, le potentiel de la culture est plus régulièrement atteint. Pour les sols superficiels, la meilleure stratégie consiste à réaliser un premier tour d’eau au stade 10 feuilles, un deuxième au stade gonflement, et un dernier au stade épiaison-floraison. Pour les sols profonds, il convient d’attendre le stade gonflement avant de réaliser le 1er tour d’eau. Les deux autres seront positionnés respectivement au stade épiaison-floraison et au stade fin floraison-grain laiteux.

En revanche, si le sorgho est prioritaire pour l’irrigation, l’objectif est d’atteindre le potentiel des variétés. S'il n’y a pas eu de pluie significative (> 20 mm), la première irrigation sera positionnée au stade 10 feuilles. En sol très profond, on pourra attendre le stade gonflement. Les tours d’eau suivants seront réalisés à raison de 35 mm tous les 10 à 12 jours voire de 40 mm tous les 10 jours en climat séchant (Sud-Est, Drôme). En cas de pluie supérieure à 10 mm, le tour d’eau sera interrompu pendant une durée égale à la quantité de pluie tombé divisée par 4. Le dernier tour d’eau débutera 15 à 20 jours après l’épiaison.


Figure 1 : Stratégie d’irrigation du sorgho selon les priorités

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