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ARVALIS 2025 : quels défis pour quelles agricultures ?

09 février 2017

Les enjeux de l’agriculture pour 2025 vus par Christophe Terrain, président d’ARVALIS – Institut du végétal et François Purseigle, enseignant chercheur à l’ENSAT et sociologue.

D'après Christophe Terrain : trois grands enjeux pour l'agriculture

En préalable, cet entretien a été réalisé à l’occasion d’un séminaire sur la vision stratégique d’ARVALIS, qui réunissait l’ensemble du personnel de l’institut.


Pour Christophe Terrain, les enjeux de l’agriculture peuvent se résumer en trois mots : compétitivité, ouverture et territoire. Le premier enjeu est de satisfaire les marchés qui sont mondialisés et de plus en plus exigeants sur la qualité des produits. Les attentes de la société sont également très fortes vis-à-vis des modes de production, de l’environnement et de la traçabilité. « Nous sommes entrés dans l’ère des incertitudes où les citoyens s’interrogent sur les pratiques professionnelles quels que soient les métiers et les secteurs d’activité » précise François Purseigle. L’enjeu pour l’agriculture est de démontrer par des dispositifs de mesures qu’elle prend bien en compte les demandes sociétales. Enfin, le troisième défi de l’agriculture pour les prochaines années est de raisonner non plus à l’échelle de l’exploitation agricole mais du bassin versant pour mettre en valeur des filières et des territoires.

Et l’agriculteur, en tant que chef d’entreprise, compte sur ARVALIS pour vivre de son métier et en vivre bien précise Christophe Terrain. Le « bien » marque à la fois le côté rémunérateur de l’activité agricole, une qualité de vie semblable aux autres mais aussi la reconnaissance de la société. Les controverses dont l’agriculture fait parfois l’objet donnent l’impression d’un divorce entre les agriculteurs et les citoyens. Pour François Purseigle, ce n’est pas l’apanage de l’agriculture, « toutes les professions font l’objet de controverses ».

Une proximité avec les agriculteurs de plus en plus importante pour ARVALIS

Pour répondre à ces enjeux multiples, ARVALIS doit se montrer « agile », capable de combiner réactivité et vision prospective, innovant dans ses méthodes et dans ses résultats, avec l’obsession permanente du service rendu aux agriculteurs.

Prenons l’exemple du numérique. Il monte en puissance dans tous les métiers et peut être porteur d’espoir ou de craintes. Pour François Purseigle, le numérique renvoie à des besoins des nouvelles générations. Les agriculteurs ne sont plus seulement des producteurs d’aliments et de services, ils produisent également de la donnée. Or une donnée seule ne vaut pas grand-chose, seules des données organisées ont beaucoup de valeur. Cette dynamique va amener l’institut à travailler davantage avec les agriculteurs pour co-construire avec eux et l’ensemble des professionnels les outils de demain.

En conclusion, Christophe Terrain rappelle que l’institut a toujours su s’adapter. Si les approches et les métiers ont évolué, l’institut est toujours dirigé par un conseil d’administration de professionnels. C’est son socle et sa force pour rester un partenaire privilégié des agriculteurs et des agricultures !

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