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Orges semées au printemps Messagerie Centre / Ile-de-France

Apport d’azote sur orges de printemps : pas plus de 50 % de la dose au semis !

04 mars 2021

Les orges semées au printemps ont globalement bénéficié de bonnes conditions d’implantation. C’est le moment de peaufiner sa stratégie de fertilisation azotée, d’autant plus que quelques millimètres de pluie sont annoncés.

Pour les semis de printemps, il est préconisé de fractionner la dose d’azote en « un tiers au semis et deux tiers au tallage » voire « 50/50 », comme compromis entre année sèche et humide. Une incorporation lors du semis est idéale.

En cas de dose totale inférieure à 120 unités, une intervention unique autour de 2-3 feuilles est à privilégier.

Il convient de se référer aux réglementations en vigueur dans les zones vulnérables. En Ile-de-France par exemple, le fractionnement de l’azote est obligatoire si la dose totale d’azote est supérieure à 120 unités.

Fractionnement des apports d’azote : que disent les essais ?

De nombreux essais ont été réalisés sur le fractionnement de l’azote sur orge de printemps. De manière globale, il en ressort que :
- lorsque les apports en végétation peuvent être valorisés par des pluies, les apports de 3 feuilles à épi 1 cm offrent les meilleures efficacités, avec un coefficient apparent d'utilisation (CAU) amélioré de 20 % par rapport à un apport au semis. Ces enseignements sont logiques puisque les besoins en azote des orges, et donc l’absorption, sont forts lors de la montaison. En conséquence, il convient de limiter le premier apport pour les semis jusqu’au 10 mars à 50 unités d’azote (associé au phosphore et au soufre si besoin).
- les stratégies tout au semis tirent leur épingle du jeu uniquement en cas de sécheresse intense en avril et en cas de semis postérieurs au 10 mars, sans que ce soit systématique. Dans notre synthèse d’essais, la stratégie « tout au semis » conduit en moyenne à une perte de 3 q/ha par rapport au fractionnement « 1/3 semis puis 2/3 tallage ».

Une bande sur-fertilisée : un passage obligé pour piloter les apports

Un diagnostic au stade 1 nœud permettra de corriger une carence en azote dans l’optique d’atteindre le compromis optimal rendement/protéines. Mais, pour cela, il faut penser à mettre en place une bande surfertilisée (méthode N-Tester Extra).

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