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Blé au stade tallage Messagerie Lorraine

Apport d’azote au tallage : penser d’abord au stock du sol

04 mars 2021

Les besoins en azote d’un blé sont faibles jusqu’à la fin du tallage : 50 unités suffisent à assurer son alimentation jusqu’au stade épi 1 cm. Ils peuvent être couverts par les fournitures du sol.

Avant de penser au premier apport d’azote minéral sur blé tendre, il ne faut pas oublier que cet azote peut facilement être présent dans le sol grâce à la minéralisation de l’azote organique.

Visuellement, le bel état végétatif des céréales peut en donner une première indication. Mais il est nécessaire de réaliser des prélèvements pour les quantifier précisément. On parle alors de mesure de reliquats azotés de sortie d’hiver (RSH). Il s’agit d’estimer, en kg/ha, la quantité d’azote minéral (N-NO3 et N-NH4) présente dans différents horizons du sol (tous les 30 cm).

Il n’y a pas de valeur unique pour une région une année donnée. Si la pluie peut avoir un effet sur le lessivage, l’activité biologique du sol, l’apport de produits organiques comme les fumiers, ou le précédent sont déterminants sur la minéralisation.

Quelques exemples réalisés sur le même site de la ferme de Saint-Hilaire-en-Woëvre (55) mettent bien en évidence l’effet d’un précédent de légumineuse ou d’un apport de 30 tonnes de fumier dans les 2 ans, sur la valeur des reliquats (figure 1). A l’inverse, il n’y a pas d’effet significatif du travail du sol.

Figure 1 : Reliquats azotés du sol mesurés le 15 février 2021 sous blé en limons argileux à Saint-Hilaire-en-Woëvre (55)

Pas d'apport systématique au tallage

Les niveaux de RSH cette année sont dans une bonne moyenne (figure 1). Ils vont permettre de ne pas se précipiter pour réaliser les premiers apports sur blé. En effet, lorsque les reliquats sont importants (supérieurs à 50 kg N/ha sur l’horizon 0-60 cm), le premier apport peut être décalé sans risque jusqu’au stade épi 1 cm.

A noter que la forme d’engrais (ammonitrate, urée, urée protégée ou solution azotée) n’entraîne pas de retard dans la valorisation de l’apport et ne nécessite pas d’anticipation. Cependant, les apports de solution azotée ou d’urée sur sol froid et avec du vent exposent à une forte volatilisation.

De plus, si les parcelles sont sales, mieux vaut privilégier les désherbages à tout apport d’engrais. Ceux-ci favorisent le développement des adventices et rendent leur contrôle plus difficile.

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