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La prairie de A à Z

Adventices maîtrisées : qualité et productivité pérennisées

18 avril 2009

Les adventices non contrôlées représentent une perte de rendement de nos prairies.

► Désherbage à l’implantation  : l’incontournable à réussir
► Désherbage d'entretien : la clé de décision

Désherbage à l’implantation  : l’incontournable à réussir

Pourquoi désherber ?


Du bon sens paysan !

Privilégier une implantation sur un sol propre en détruisant les vivaces sur le précédent cultural.

Préférer l’implantation d’automne à celle de printemps et ainsi limiter la concurrence des adventices estivales.


Intervenir tôt

Dès 3 feuilles des graminées – 2 à 3 feuilles trifoliées des légumineuses.

A cette période, la sensibilité à la concurrence des adventices est importante.

C’est l’époque-clé pour la maîtrise de l’infestation des mauvaises herbes car les produits sont plus efficaces sur de jeunes adventices et la disponibilité des matières actives est d’autant plus importante.


En présence de légumineuses ?

Les solutions chimiques disponibles en présence de légumineuses sont très peu nombreuses. Il est possible d’implanter dans un premier temps les graminées en pure à l’automne, et de sur semer les légumineuses au printemps suivant. Pour que l’opération réussisse, ce qui n’est jamais garanti, on veillera à bien respecter les bonnes conditions de sur semis…

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Désherbage d'entretien : la clé de décision

Quand faut-il désherber ?


Observer les adventices : informe sur le milieu et justifie les interventions

Dans la situation du désherbage d’entretien, il est judicieux de pratiquer un diagnostic de la prairie afin de comprendre pourquoi elle s’est dégradée. Sans une remise en cause de la pratique, votre décision de rénovation est vouée à l’échec.

Intervenir en présence importante d’adventices, permet de pérenniser sa prairie et de garantir un fourrage en quantité et en qualité.

Les vivaces : problème n°1 en prairies installées

Chardon ou rumex sur 15 % de la surface = perte de 1.5 t de rendement en prairie temporaire.
- Rumex : (40 000 graines/plante) longévité des graines : jusqu’à 80 ans (voir photo ci-dessous)

       ► Toxique pour le bétail (hypocalcémie, néphrite) et constitue des zones de refus importantes.

- Chardons des champs : (5 000 graines/pousse) une forte capacité de colonisation (250 m2/an à partir d’une seule plante)

       ► Diminue l’appétence du foin et constitue des zones de refus importantes.

- Agrostis stolonifère : sécrétion par les stolons de substances anti-germinatives qui empêchent les plantes situées à proximité, de se développer. Nuisibilité à partir de 10 % de fréquence d´agrostis (essais INRA du Pin au Haras).


Les adventices : nos indicateurs

- Milieu

     ► pH acide à très acide : flouve odorante, rumex petite oseille, fougère aigle, …
     ► Sols humides à très humides : joncs, carex, houlque laineuse, renoncule bulbeuse, …
     ► Sols compactés : plantain, pissenlit, pâquerette, …

- Conduite de la prairie

     ► Surpâturage : plantain, pissenlit, pâquerette, renoncule rampante, …
     ► Surfertilisation : anthrisque vulgaire, grande berce, géranium, ortie, …
     ► Sous-fertilisation (PK) : rhinanthe, marguerite, …


Adventices toxiques : rarement consommées !

- Renoncule : plante surtout toxique pour le bétail à la floraison, (inflammation de la bouche, douleurs abdominales), de 200 à 900 graines/plante, constitue des zones de refus importantes.
- Ravenelle : plante surtout toxique après la floraison.
- Sanve : plante surtout toxique à la floraison, l’intoxication n’apparaît qu’après ingestion massive ou prolongée.
- Morelle noire : toxicité maximale lorsque les baies sont vertes (non mûres).
- Mercuriale : plante surtout toxique à partir de la floraison, mais peu appétente, le risque survient lorsque la plante est séchée ou incorporée dans de mauvais ensilages.
- Ciguë : tige, feuilles, graines toxiques, mais empoisonnements rares en raison de sa mauvaise odeur.


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