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Parcelle de maïs au stade floraison Maïs

Adapter les pratiques culturales au changement climatique

04 décembre 2012

L'évolution du climat ces dernières décennies conduit les agriculteurs à modifier les pratiques culturales du maïs. Ainsi, les dates de semis ont été en moyenne avancées et les variétés cultiviées sont en général plus tardives lorsque les sommes de températures et la pluviométrie ne sont pas limitantes.

Des enjeux différents selon la situation géographique

Le suivi des données météorologiques historiques montre une augmentation significative des températures ces 3 dernières décennies durant la période de végétation du maïs. Le nombre de degrés-jours étant le facteur limitant au nord de la Loire, cette évolution du climat s’avère plutôt bénéfique pour ces régions, tant en matière de stades de maturité à la récolte, que de rendement du fait de la possibilité de cultiver des variétés plus tardives. Dans les régions méridionales, l’augmentation du nombre de jours avec des températures extrêmes réduit l’efficience de la photosynthèse), et accentue déficit hydrique en été. Par conséquent, les rendements des maïs conduits en sec ou sous irrigation à 80% des besoins sont fortement affectés.

Face à ce changement climatique, tout l’enjeu consiste à adapter les stratégies de pratiques culturales. En l’absence de facteurs limitants il est possible d’allonger le cycle cultural en jouant sur la précocité variétale. Dans les situations où la ressource en eau est limitée, il peut s’avérer payant d’avancer la phase de remplissage du grain de manière à esquiver la période où le stress hydrique est le plus marqué.

Des stratégies d’adaptation différentes entre le Nord et le Sud de la France


Il faut adapter les pratiques culturales au contexte local.

Dans les régions du nord de la Loire, il est intéressant de valoriser l’augmentation des températures en choisissant des variétés tardives. Le cycle cultural est alors plus long ce qui permet d’augmenter le potentiel de rendement. Excepté pour l’Est de la France où les amplitudes thermiques sont fortes, l’exposition au froid en début de cycle n’est pas plus importante pour des semis du 1er avril aujourd’hui que des semis du 16 avril il y a 30 ans.


Le risque de croissance lente du maïs semé tôt diminue



Dans les régions méridionales, les déficits hydriques sont plus marqués en été et l’accès à la ressource en eau limité dans certaines situations.Pour faire face à ces difficultés, une solution consiste à avancer la mise en place et le début du remplissage des grains de manière à esquiver les périodes où le stress hydrique affecte fortement la fin de cycle. Pour atteindre cet objectif, deux leviers existent :

► Avancer la date de semis sans changer de groupe de précocité. La culture démarre son cycle plus tôt et atteint plus rapidement la phase de remplissage des grains. L’intérêt de l’esquive par la date de semis en termes de déficit hydrique (ou économie d’irrigation) reste néanmoins très variable selon la répartition de la pluviométrie estivale et des températures.

► Choisir des variétés plus précoces de manière à avancer les stades de développement les plus sensibles. L’enjeu est estimé selon les années entre 0 et 30 mm d’eau. Cette stratégie permet également de récolter le grain à une teneur en eau plus faible et donc de réduire les coûts de séchage. Cependant, l’esquive se traduit par un renoncement à des rendements plus élevés avec des variétés plus tardives en année à bonne pluviométrie ou en année à déficit hydrique de début de cycle suivi d’un retour des pluies en août (le cas de l’année 2006).

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