6 juin 2013

Ravageur du maïs

Optimiser la lutte contre la pyrale grâce aux réseaux de surveillance

Les larves de pyrale occasionnent des dégâts, parfois très sévères, sur maïs. La mise en place de réseaux de surveillance permet d’optimiser les dates d’intervention en fonction des modes de protection et des zones géographiques.

La détermination du pic de vol des pyrales est essentiel pour conduire la lutte chimique contre ce ravageur.


Sommaire

Deux générations de pyrale dans le Sud, une dans le Nord

Le broyage des résidus de maïs limite la survie des larves

Lutter contre quelle génération ?

Le mode d'action de la protection détermine la période optimale d'application

Des réseaux de surveillance pour intervenir au bon moment


Deux générations de pyrale dans le Sud, une dans le Nord

La pyrale est présente sur la majeure partie du territoire français. Cependant, le nombre de générations de pyrale varie en fonction des régions. Ainsi, en Alsace et Franche-Comté, le cycle est univoltin, c'est-à-dire qu’il y a une seule génération de papillon avec un vol en juin/juillet. Pour les régions situées au nord d’une ligne Niort-Lyon, une génération complète est observée en juin ou juillet, suivie parfois d’une deuxième génération partielle en août selon les conditions climatiques de l’année. Le cycle est qualifié de multivotin à tendance à une génération. Enfin, au sud de cette ligne Niort-Lyon, le cycle est multivotin à tendance à deux générations. Un premier vol survient au mois de mai ou juin voire début juillet suivi d’une deuxième génération au mois d’août. En cas de conditions favorables, une troisième génération peut être observée.

 Les pertes de rendement liées aux larves de pyrale peuvent avoir deux origines :

  Un affaiblissement physiologique des plantes provoquées par les galeries des larves dans les tiges, ce qui se traduit par une baisse du poids de 1000 grains.

 Des tiges cassées et des chutes d’épis avant récolte.

La perte est évaluée en moyenne à 4% du potentiel de rendement par larve et par plante présente avant récolte. Dans les situations monovoltines, les larves causent des dégâts pendant la floraison, période pour laquelle tout stress est fortement préjudiciable. Ailleurs, les dégâts sont occasionnés avant floraison (1ère génération) puis en cours de remplissage des grains (2ème génération). La présence de dégâts de pyrale sur plante et sur épi augmente le risque de dégradation de la qualité sanitaire du grain.


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Le broyage des résidus du maïs limite la survie des larves

Le niveau de pression de pyrale dépend à la fois du nombre de larves observées au moment de la récolte de maïs l’année précédent et des conditions climatiques durant l’interculture qui déterminent le taux de survie des larves. Un excès d’humidité leur est défavorable. La lutte prophylactique consiste à limiter ces populations larvaires. La technique la plus efficace consiste à broyer les résidus de maïs notamment pour les parcelles présentant de fortes populations larvaires à l’automne. Cette méthode prophylactique présente un intérêt à l’échelle de la petite région agricole, et pas seulement à la parcelle.


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Lutter contre quelle génération ?

Dans les secteurs présentant deux générations, la lutte contrela 1ère génération présente l’intérêt d’être plus économique pour l’agriculteur car elle peut être réalisée avant le stade limite passage tracteur. Cette stratégie vise à diminuer la population de 2ème génération, population occasionnant les plus fortes nuisibilités dans ces secteurs. L’efficacité de cette stratégie dépend des conditions climatiques entre les 2 générations. Une intervention visant la 2ème génération peut être réalisée soit en appliquant des produits insecticides à l’aide d’enjambeur ou de moyen aérien (application soumise à dérogation) soit en appliquant des trichogrammes.


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Le mode d’action de la protection détermine la période optimale d’application

Deux stratégies de lutte sont possibles en végétation :

  L’application de trichogrammes en début de vol de papillons de pyrale pour viser les premières pontes. Les trichogrammes sont des auxiliaires de culture utilisés comme agents de lutte biologique. Ce sont des parasitoïdes oophages. La larve du parasite se développe à l’intérieur de l’œuf de l’insecte hôte, aux dépends de l’embryon, tué très tôt.

  Les insecticides qui ont une action essentiellement larvicide. Ils doivent être positionnés au plus proche du pic de vols de pyrale afin de toucher le plus grand nombre de larves possible.


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Des réseaux de surveillance pour intervenir au bon moment

Le suivi des vols des principaux ravageurs aériens permet de définir chaque année, pour chaque région, les périodes optimales d’intervention selon le mode d’action de protection choisie. La surveillance repose sur le suivi des stades des ravageurs.

Le suivi de la chrysalidation de la pyrale est indispensable pour anticiper la période de vol et de ponte des papillons. Ces informations sont indispensables pour bien positionner les lâchers de trichogrammes. Pour suivre les vols de papillons, des pièges à phéromone sexuelle spécifique ou lumineux sont installés dans différents secteurs géographiques afin de les capturer et les dénombrer. Des courbes sont alors émises pour déterminer le pic des vols et décider de la période optimale d’application des produits insecticides. Les conditions de de températures et d’hygrométrie conditionnent le développement du ravageur. Cependant, aucun modèle n’est à ce jour disponible pour prédire les stades de développement de la pyrale.


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Jean-Baptiste THIBORD (ARVALIS - Institut du végétal)

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L'avis des lecteurs

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Commentaires
  • 07/06/2013ARMAGEDDON
    autant pour moi!
    sujet abordé le 30/05
  • 07/06/2013ARMAGEDDON
    et pour la sésamie en région sud?

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